(j'ai quasi atteint la limite de pages de mon forfait donc dorénavant les projets d'un thème commun tiendront sur une même page.)
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télévision par le burger végé
Une maison de plain-pied dans un quartier pauvre.
Elle vient d'arriver dans ce pays où elle baragouine à peine la langue.
Nuit noire, 1 h du matin.
Il fait chaud, elle dort, le drap repoussé au pied du lit.
Sa chambre est à côté du salon.
Les enfants et un ami dorment à l’arrière.
Un bruit.
Le bruit la réveille vaguement.
Un second bruit, comme une porte d'armoire qu'on ferme. « C’est toi Luis ? » .
Pas de réponse.
Elle se lève somnolente, les yeux mi-clos. Un petit t-shirt lui couvre les épaules.
Pieds nus, à demi endormie, elle avance vers le salon, ouvre la porte et allume.
La fenêtre est béante, un grand trou noir. La fenêtre est à un mètre de hauteur, le volet a été ouvert.
Un malabar au milieu de la pièce, avec sa télévision dans les bras. Sa télévision !
Sa télévision, le bien le plus précieux qu'elle a apporté dans ses bagages ! Qui va lui permettre de regarder des DVD, de se relier au monde dans ce pays perdu où elle ne connaît quasi personne ! SA télévision !
La colère l'envahit. Elle s'approche du malabar et commence à l’injurier en français.
Elle se souvient qu’elle ne parle pas vraiment la langue du pays. Elle lui répète « dehors, dehors, dehors ! » de plus en plus fort, en lui montrant la fenêtre ouverte par où il est entré.
Surpris par cette petite femme à moitié nue, l’homme se dirige vers la fenêtre.
Une nouvelle colère : il a toujours la télévision dans ses bras. Comme dans un film muet, menaçante, elle lui montre du doigt la télévision puis montre la place où elle était ; qu'il la repose là ! Le gars obéit et dépose la télévision.
Elle lui remontre la fenêtre ouverte, « dehors dehors » . Sa colère continue. Il faut qu il parte au plus vite !
Ahuri, le malabar hésite devant la fenêtre. Elle s'approche de lui, lui secoue le bras, le pousse vers la fenêtre qu’il enjambe difficilement. Elle le pousse.
Il disparaît, il est parti.
Ses mains se mettent à trembler, puis tout son corps. Impossible d’atteindre le volet, de rejoindre les 2 battants de la fenêtre, la clenche semble inatteignable.
Les tremblements continuent, comme des sanglots sans pleurs...
Elle est seule, au milieu du salon. Elle tremble et ne parvient pas à bouger.
Elle prend conscience qu’elle s'est attaquée à un homme 2 fois plus grand qu'elle, les fesses à l'air. Ses fesses à l’air ! Ses f… , surréalisme de la réalité.
Etonnée et encore tremblante, elle va à l'arrière de la maison réveiller Luis et lui demander de venir fermer la fenêtre.
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peur par la crêpe au fromage
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Cela fait des jours et des jours que je dois écrire un texte sur le thème de la peur et que la leucosélophobie s'est emparée de moi. Pour ceux qui l'ignoreraient, il s'agit du syndrome de la page blanche.
Pourtant Dieu sait (pour autant qu'il existe) que je n'avais pas besoin qu'une peur supplémentaire vienne pourrir ma vie.
Certes, je pourrais faire l'impasse mais je veux vaincre cette angoisse de ne pas y arriver.
Je comprends en tout cas ce que doivent ressentir les écrivains sur lesquels les éditeurs mettent la pression pour que sorte au plus vite leur prochain livre.
Le problème de ce thème c'est que la peur est partout. Quoi qu'on fasse, elle s'impose.
Lorsqu'on commence une nouvelle histoire d'amour, la peur d'être quitté nous tord le ventre. Un message qui tarde à venir et on s'imagine que l'autre ne nous aime plus, par exemple.
Lorsqu'on a des enfants, la peur qu'il leur arrive quelque chose, qu'on les enlève, qu'ils aient un cancer ou une autre maladie horrible, nous pousse à devenir des parents hélicoptères.
Lorsqu'on adopte un animal, la peur de le perdre nous fait presque regretter de l'avoir sorti de son refuge.
Lorsqu'on commence un nouveau travail, la peur de mal faire nous fait commettre des erreurs qu'en temps normal on ne commettrait pas.
Lorsqu'on commence à conduire, la peur de l'accident est omniprésente.
Et n'oublions pas les peurs encore plus irraisonnées comme la peur de l'avion, des araignées, du noir, du vide, des bananes, ...
Et celle, bien sûr, qui tenaille tout le monde - ou presque - la peur de mourir. Et plus on vieillit, plus cette angoisse surgit dans notre esprit. Un petit bobo et on s'imagine être transféré dans une maison de retraite sans espoir de retour.
La mort des gens qui nous entoure nous fait prendre conscience que le prochain c'est peut-être nous. Ce qui fait que, outre le chagrin, la peur nous bouffe de l'intérieur.
Bref, le thème de la peur est tellement vaste qu'il est difficile de se focaliser sur un seul sujet.
Je vais néanmoins me concentrer sur la peur des araignées ou plutôt sur MA peur des araignées.
Je suis née en Afrique dans la brousse. Après ma naissance, en reprenant une de ses robes d'avant grossesse, ma maman a hurlé en voyant une araignée géante (une mygale?) qui en avait fait son nid. Est-ce l'origine de ma phobie ? Rien n'est moins sûr mais il n'empêche que depuis que je suis toute petite, cette peur m'handicape fortement. Et bien évidemment, j'ai transmis cette peur à la plupart de mes enfants.
J'ai donc tenté une thérapie avec l'un de mes fils. Et ce fut un quasi échec pour moi et une réussite totale pour lui.
Mon fils estime que je n'ai pas joué le jeu jusqu'au bout et pourtant...
J'ai mis, comme demandé, plein de photos d'araignées sur mes murs et si, au début, je sursautais chaque fois que je passais devant, à la fin je m'étais presqu'habituée. Le but étant d'être indifférent si une vraie remplaçait l'image.
Ensuite, nous avons mis des araignées en plastique plus vraies que nature un peu partout. On les changeait de place régulièrement pour saisir l'autre. Et, avec moi, ça marchait du tonnerre. Je bondissais à leur vue mais de moins en moins.
Et puis le psy est venu chez nous et nous a donné des devoirs. On devait trouver une araignée (petite au début) et la prendre d'abord par son fil. Déjà ça, ça a été un calvaire pour moi et je n'y suis pas arrivée.
Mais le pire était à venir. On a dû trouver une tégénaire, la mettre dans un bocal et attendre son retour. La "chance" a voulu qu'une de ces monstruosités apparaisse sur le mur de mon bureau. Une collègue bien intentionnée l'a mise dans un bocal et mon fils est venu la chercher.
Puis le psy est revenu. Il a d'abord voulu qu'on la touche tout simplement. Ce me fut impossible. Ensuite, il a fallu retourner le bocal sur notre main et la laisser marcher dessus. Merlin a réussi et a même trouvé que ses pattes étaient douces. Moi, rien que de le voir faire ça, j'avais envie de fuir.
Pour je ne sais quelle raison, on a arrêté là la thérapie. Certes, Merlin n'en avait plus besoin. D'ailleurs, chaque fois que je vois une tégénaire, je l'appelle et il vient la prendre et la mettre dehors. Avant, il aurait lancé de loin un livre dessus avec le risque non négligeable de la faire fuir et qu'elle disparaisse.
Moi, j'ai encore tellement peur qu'une d'entre elles apparaisse sur le mur de ma chambre que je n'allume plus jamais la lumière dans cette pièce. Et donc, après mes ablutions du soir, je vais à tâtons dans mon lit en me cognant bien évidemment ou en marchant sur un truc qui traîne par terre. Je grimpe sur mon matelas et me couche en me disant que cette fois encore j'ai échappé au pire. Est-ce une conclusion hâtive de dire que je ne suis pas du tout guérie ? Bien sûr que je devrais rappeler le thérapeute mais non seulement j'ai peur (encore cette fameuse peur) qu'il me juge mais, en plus, je sais qu'il va me donner des devoirs que je ne ferai pas.
J'estime malgré tout avoir fait des progrès. Je n'aspire plus les faucheuses et les laisse vivre leur vie un peu partout dans la maison. L'autre jour, il y avait une tégénaire au-dessus de la porte qui mène à la cuisine et je l'ai laissée là et ai même réussi à passer plusieurs fois par la porte, ce que je n'aurais jamais fait avant.
S'il existait une thérapie contre cette phobie en réalité virtuelle, je la ferais malgré le fait que je pourrais être terrassée par une crise cardiaque si on me faisait traverser un champ de mygales ou autres tarentules. Mais une peur en moins dans ma vie l'améliorerait grandement parce que...
J'ai peur de tout c'est grave docteur ?
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peur.exe par le donut brioché
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https://nextcloud.zenocyne.com/s/daEKE6ppNozYQn3
(lien qui mène au téléchargement du jeu)
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accessible uniquement sur PC
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commandes
Z
Q S D pour se déplacer
E pour interagir
I pour ouvrir l'inventaire
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Je n'ai pas peur par le nem aux anchois
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Je n’ai pas peur.
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Je sais que je trouverai un homme à aimer, et que je serai aimée à nouveau. Je suis convaincue que je tomberai amoureuse encore une fois. Je ressens déjà ce plaisir d’avoir un homme merveilleux follement amoureux de moi.
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Je n’ai pas peur.
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Je sais que je rencontrerai un homme intéressant et cultivé. Un homme qui saura un peu de choses sur beaucoup de sujets, ou beaucoup de choses sur quelques sujets passionnants. Un homme qui aura envie de lire mes rares écrits et pourra me donner son avis.
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Je n’ai pas peur.
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Je sais qu’un homme aura envie de passer du temps avec moi. De se blottir contre moi sur le canapé pour partager une glace, de faire du shopping, du sport ou d’aller au théâtre, juste pour être avec moi. Un homme qui aura régulièrement envie de se coucher en même temps que moi, pour papoter dans le lit, et pour s’endormir contre moi. Bien sûr, il aura ses propres loisirs et me laissera les miens, mais je sais que je n’aurai pas à le supplier pour passer du temps ensemble.
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Je n’ai pas peur.
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Je sais qu’un homme grand, beau et qui prend soin de lui s’intéressera à moi. Je l’attends avec impatience, je sais qu’il viendra, avec ou sans cheval blanc. Et je sais que je ne céderai pas à quelqu’un qui ne m’attire pas, car je mérite le meilleur.
Je sais, c’est la beauté de l’âme qui compte, mais je serai fière de l’homme qui me tiendra la main.
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Je n’ai pas peur.
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Je sais que je trouverai un homme fidèle. Un homme qui ne verra pas les autres femmes, qui n’aura pas besoin de me cacher les femmes avec lesquelles il converse, qui n’aura pas besoin de chercher le regard admiratif des autres femmes. Parce que c’est dans ses valeurs, et parce que je lui suffirai.
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Je n’ai pas peur.
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Je sais que je rencontrerai un homme qui aura envie de me protéger, qui me donnera ce merveilleux sentiment de sécurité. Un homme câlin et tactile, qui me prendra dans ses bras dès qu’il remarque que j’en ai besoin, et même quand je n’en ai pas besoin. Qui me fera des vrais baisers de cinéma même après des semaines, des mois ou des années de relation.
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Je n'ai pas peur.
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Je sais que je trouverai un homme tolérant et ouvert à la différence. Qui saura que la richesse de la vie réside dans ses multiples facettes et qui saura apprécier chaque personne pour ce qu'elle est, sans jugement ni préjugés. Qui croira en un monde où chacun a sa place et où l'entraide prime sur l'individualisme.
Et qui votera à gauche.
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Je n’ai pas peur.
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Je sais que les hommes qui prennent des initiatives existent, et que j’en rencontrerai un. Je sais que celui qui est prêt à prévoir pour nous un repas, une soirée ou un week-end les imagine déjà dans sa tête, sans même me connaître. Je n’ai pas besoin de quelque chose de grandiose, j’aimerais juste qu’il prenne de temps à autre les choses en main.
Et avec un brin de folie c’est un plus.
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Je n'ai pas peur.
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Je sais que je trouverai un homme capable de se remettre en question, de pardonner et de dire pardon. Un homme assez humble pour reconnaître ses erreurs et assez courageux pour les corriger. Il saura pardonner les faux pas pour avancer ensemble, plus forts et plus unis. Son aptitude à dire pardon reflétera son désir sincère de bâtir une relation basée sur le respect mutuel et la confiance.
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Je sais que je rencontrerai cet homme. Que s’il ne coche pas toutes les cases, c’est parce qu’il en coche d’autres, auxquelles je ne pense même pas. Et je sais que le jour où je le rencontrerai nous vivrons une merveilleuse histoire.
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fear par la pita araviki
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I do not hate people.
I always say I hate people, so I don’t have to see people, but I do not hate people. I actually quite like people. They’re interesting. The way they live their lives, always similar yet slightly different than everyone else, influenced by a healthy mix of where they grew up, who raised them, where they live now, how much money they have, and what kind of messed up thing happened to them in the past.
The truth is, while I do not hate them, I’m terrified of people. “Social anxiety” is what my shrink calls it, but it’s more than that. Sure, I got the classics: I fear people will hate me, I fear I will say the wrong thing at the wrong time, I fear embarrassment, and yes, I overthink everything I do and say publicly. But my fear of people goes a bit beyond that.
Everyone on the plane is probably a bomber. Everyone in the street, in the office, and everywhere really, is probably a mass shooter. Every immigrant is probably a terrorist. Every friend is probably a con artist. Every colleague is probably trying to get me fired. Other drivers on the road? Probably drunk drivers about to hit me on purpose just for fun.
I like to do things. I want to experience everything. I want to bungee jump, skydive or scuba dive. But I am convinced the operator will mess with the bungee cord on purpose, the tandem instructor will release my harness during the jump, and the scuba diving guide will make sure I run out of oxygen. I won’t even go fishing unless I am alone on the stream, because I’m pretty sure I’ll get strangled.
I miss the pandemic. Living the way I live was mandatory. People had to stay home. No one could hurt me. My colleagues were still trying to get me fired of course, but it’s harder to do when everyone is remote, so they failed. They’ll keep trying. They’ll probably succeed someday. I save 30% of my salary every month to prepare for that. I’d put it in a bank in order to get some sort of return, but that’d mean trusting bankers not to empty my bank account and use that to frame me for murder or something. Can’t risk it. Won’t risk it. It’s at home, buried under a bunch of booby traps. Not very good ones, I must admit, as I don’t know what I am doing and I am most certainly not going to ask for help or use advice from some random nutjob from the internet. They might be trying to get me killed, anyway. Too many things could go wrong.
I read about people in relationships. Companionship seems like a nice thing. The thrill of falling in love with someone, hoping it will last, discovering who they are in every detail. I want that. I’d love to get married someday. But anyone who would claim to whish to spend the rest of their life with me is definitely trying to get something out of me, hurt me, then leave me (or, more likely, kill me). So I live alone with my dog. I trust my dog. Sometimes, I think he might be conning me too. But that is irrational, so I get out of it pretty quickly. Well, the rest is irrational too, I suppose.
My shrink, who I realize is probably trying to mess with me just for fun, tells me medication can help with that. I’d take some if not for the paralyzing fear that the pharmacist tempered with my pills. It’s a miracle I can eat food that I did not grow myself. I don’t even check the package, I just get it delivered (I won’t take the risk of going to a grocery store in person), cook it and eat it. I actually don’t know why my brain is leaving me alone on that one. It’s probably hypocritical. Reading this, you probably thing I’m a hypocrite. I probably disappoint you, like I disappoint everyone I ever interact with. You are probably an interesting person; I would love to get to know you and learn everything about you. However, you probably want to hurt me, too. I sincerely hope we never meet.
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peur par la pizza napolitaine
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comme la pizza était très motivée, la pizza a proposé 5 textes.
ils sont disponibles en téléchargeant ce pdf
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le sandwich au poulet par le sandwich au poulet
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nouvelle de 10 pages, dispo ici
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ficelle d'harcelé par la tartine à la confiture
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dispo ici