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Rose par la tulipe rose

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Rose, c’est elle. La gentille petite fille universelle, naïve, légère et court vêtue, genre Martine à la montagne. Tu la vois sur le sentier là haut dans la montagne. Il suffit de l’évoquer pour entendre le son des clochettes sorti tout droit d’un livre écorné, aux couleurs passées qui représentent si mal les piaillements de la petite fille d’aujourd’hui. Rose c’est Martine. Pas un parent n’en voudrait, ou alors la mère vient des îles ou de faubourgs de Kinshasa. N’empêche, nostalgie des mères, identification de la petite dernière, Martine à l’école fait encore recette. Martine en vacances, Martine à la montagne,

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La Martine,

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la gamine,

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Lamartine.

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J'ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie ;
Je viens chercher vivant le calme du Léthé.
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie :
L'oubli seul désormais est ma félicité.

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La Martine à la montagne. Intriguée, elle entend le son des clochettes. D’où vient donc cette mélodie ? Ce n’est tout de même pas le vent qui chatouille les fleurs sauvages. Tout-à-coup, au détour d’un rocher, une chevrette. Elle a l’air perdue.. Mais oui bien sûr, les clochettes ce ne sont que les signaux de  l’ancestral GPS d’un vieux soixante-huitard  ou de ses chèvres perdues au beau milieu de nulle part. Les Cévennes  peut-être ou l’Ardèche. En tout cas pas l’International, même s’il lui arrive encore de fredonner. Il fallait bien choisir.  C’est bien ce son maigre et aigrelet qui passe en mineure par-dessus, ou peut-être par-dessous le ressac des vertes vagues où seuls les rolling stones. Ecoutez le chanter ce haut pays qui est le sien.

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Mais on s’éloigne déjà des rires de la gamine, toujours propre sur elle.

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Mais voila l’oiseau-lyre qui passe dans le ciel, répétez dit le maître (1)

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  1. Prévert le bien nommé, précurseur du TDA sans H

 

Rose et la petite fille.

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Pour autant qu’artificiel, le beau-savoir a une légère tendance à confondre dopamine et ses trois sœurs avec la mélatonine au goût suranné de guimauve passé sous un rouleau compresseur et teinté de vieux rose. Pas sexy man, et d’un plat le chatGPT.

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Rose était une petite fille qui aimait les fleurs. Elle passait des heures à les admirer, à les sentir et à les cueillir. Un jour, elle trouva dans le jardin de sa grand-mère une rose rouge magnifique. Elle s’approcha pour la toucher, mais elle se piqua le doigt sur une épine. Elle se mit à pleurer et courut vers sa grand-mère.

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  • Ne pleure pas, ma chérie, lui dit sa grand-mère en lui soignant le doigt. Les roses ont des épines pour se protéger des animaux qui veulent les manger. Mais elles sont aussi très belles et parfumées. Elles nous offrent leur beauté en échange de notre respect.

  • Je comprends, grand-mère, dit Rose en séchant ses larmes. Je n’aurais pas dû essayer de la cueillir. Je vais lui demander pardon.

 

Elle retourna vers la rose et lui dit :

  • Excuse-moi, jolie rose, de t’avoir fait mal. Je te promets de ne plus te toucher sans ta permission. Tu es si belle que je voulais te garder avec moi.

 

La rose sourit et lui répondit :

  • Merci, petite Rose, de ton gentil mot. Tu es toi aussi très belle et très douce. Je te pardonne volontiers. Si tu veux, tu peux me caresser avec précaution. Je ne te piquerai pas si tu es délicate. 

 

Rose fut ravie et caressa la rose avec tendresse. Elle sentit son parfum délicieux et vit sa couleur éclatante. Elle se sentit heureuse et lui dit:

  • Merci, jolie rose, de me faire confiance. Tu es ma nouvelle amie. Je viendrai te voir souvent et je prendrai soin de toi.

 

La rose lui dit:

  • Merci, petite Rose, de me faire honneur. Tu es ma nouvelle amie aussi. Je t’offrirai ma beauté et mon parfum à chaque fois que tu viendras me voir.

 

Ainsi naquit une belle amitié entre la rose et la petite fille qui portait son nom.

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Amen (2)

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(2) Ajout et Remarque perfide du traducteur

 

Alors quoi. Rose. La fleur ? la gamine ? les rubans de la gamine ? J’aimerais vous offrir un bouquet de mots que le chat du copain GPT aurait déjà trouvés, et bien plus nombreux et plus vite de moi. Tout  le savoir de monde, même s’il y a encore un charme à feuilleter la Pléiade. Je serai sans aucun doute le Giovanni,  Pic de la Mirandole pour les ignares, de la Science, des Arts et de l’angle obtus, si je cherchais à le battre sur son terrain de jeu. Mais une fois trouvés, il va falloir les associer ces mots avec bonheur ou férocité à l’aune de ma folie. Sortir des chemins tracés. Pas simple au retour d’une balade en Zélande. C’est plat, c’est net, et comme Martine ou Rose, c’est propre sur soi. Si tu veux du féroce va falloir y lâcher quelques fauves ou peut-être le petit chaperon rouge. Mais on sera toujours en Zeeland, les pieds aussi plats que la terre, l’eau ou le rose. Un s de plus et ça commence à saigner. Mais je suis d’accord, c’est pas du jeu. Alors retour au rose, à sa platitude, et puisqu’on n’est pas loin de la mer du Nord, on y reste. Plus plat que ça tu meurs. Et pendant ce temps là ou si tu préfères il était une fois … il y a quand même un truc qui dépasse. Une méchante  aspérité qui met les pieds dans le plat :  les dunes. Les dunes mouvantes défenses entre la mer qui gronde et les polders qui semblent dormir profondément. Les polders, la seule platitude qui défie le monstre en vivant en prospérant sous le niveau de la mer. Éole et Cervantes y ont perdu leur latin, et d’autres leurs éperons. Mais avec ces mineta à la taille de Vikings tout est possible. Lamme Goetzak ne va pas sans Tyl Eulenspiegel . La révolte gronde aussi. Tu te goures mon Jacques, il n’y a pas que les cathédrales pour uniques montagnes. Passé la place « m’as-tu vu » et le Zwin, les dunes n’ont plus rien à envier aux dunes de Franck Herbert ni à celle du Pilat. Tu foules la cordillère des âmes au ballast de coquillages. Et par delà, elle est déjà nue. Je dois à quelques fausses pudeurs de-ci de-là une légère voile blanche sur huile. Une marine d’un artiste moins tourmenté cette nuit-là. Mais sous le voile, soyez rassurés, on est bien au-delà des cinquante nuances. Écoutes la marée et regarde le commencement du monde.  Mêmes couleurs qu’une fin du monde mais tout est différent. Quand la brume lentement se dissipe, c’est un alliage d’argent qui vire au feu de Thor, parfois même à l’or, cicatrice de lumière pour rattraper les mots sur le chemin du temps au détour d’unpeuquatre. Toujours en retard diront les amis de l’enchanteur mais qu’importe puisque tu n’atteindras jamais Zénon.

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Alors quoi. On s’éloigne à nouveau trop des côtes. Tu sais qu’il existe pas si loin une falaise de granit rose.

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Rose, comme le flamant qui marche sur l’eau bénite

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Rose chiffonnée comme la peau trop tannée au crépuscule de la vie

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Rose déclinée à l’infini pour rendre au poète ce qui appartient au plat pays.

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Rose et .. à vous la salle tous ensemble

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Rose et

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Je compte sur vous sur votre imagination pour faire jaillir l’étincelle qui mettra le feu à la morne plaine parcoure de canaux à l’eau de rose. Si le thème est plat au regard de ma plume de pacotille c’est qu’il est tard, que mes yeux sont mi-clos, à l’orée de la somnolence où retombent lentement les restes du feu d’artifice diurne. Allez encore un petit effort.

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 Et si on l’appelait simplicité sans le ridicule du simplet.

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Il est cinq heure je n’ai pas sommeil

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Aujourd’hui maman est morte ou peut-être hier, je ne sais pas

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Pourquoi pas. Mais pour ça il faut du talent, du génie si tu veux, mais surtout du travail comme dirait Albert.

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Et ça, j’ai déjà donné. Je vous passe le relais.

théologie et géométrie
© 2021 un peu quatre

art par SamD et kiwi vert

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