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Un rêve con-joint ou Milan pour une agonie par un salamèche et un reptincel alcoolisés

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Rep : si on devait rêver d’un futur rêvés ensembles ; ce serait quoi ?

 

Sal : Pour le pire ou le meilleur ?

 

Rep : On va jouer au cadavre exquis, je commence…

Je veux rêver d’un monde sans pensées sans arrières pensées, que des avant pensées.

 

Sal : Avant de penser, j’aimerais agir, faire des choses, m’incarner en acte et vivre une action désirée, sentir un geste impensé, effilé de toute intention pour juste profiter de l’instant et saisir l’insaisissable moment. Toi de quoi aimerais-tu rêver ?

 

Rep : D’un pourquoi sans parce que

D’un paon soi sans poste que

D’un point sans interrogation

D’un espoir sans passion

Et toi le ?

 

 

Sal  : Je veux un espoir avec passion, rêver pour voir ce que c’est s’ennuyer avec surprise, s’étonner de la routine, revivre le passé pour le faire jouer au présent mais je ne veux surtout pas rêver d’un connu retrouvé mais un rêve à créer à deux, à trois, envieux, car un rêve partagé est une réve sublimé; une réalité à investir, je rêve d’aimer, d’un rire spontané qui s’amusera de nos moments d’étonnements, de nos chute libre, sommes toutes ivres.

 

Rep : Quoi Sal…

Mais quand sonnera le Tocsin de la Raison ? Dans quelle avenue vivront nos illusions ? Faut-il bâtir sur ceux qu’on aime ou faut-il écrire un poème ? Moi, je rêve de combustion, de rimes courtes sans concessions, d’un rêve obscur qui s’achève à mesure qu’on le dessine, à mesure qu’on le destine.

 

Sal : rêver à mourir,

Rêver pour vivre

Rêver l’artifice

Rêver le mythe

Rêver le vide et y sauter

Rêver la famille

Rêver le couple

Rêver l’autre

Rêver l’intime

Rêver l’ennemi

Rêver ; c’est l’introspection, la solitude et le solitaire pédant la nuit et donc l’insomnie, c’est aimer se raconter l’incrédule, se répéter l’histoire falsifiée

Comment fait-on pour rêver à deux ?

Rep : En s’enivrant un peu ; En espérant être heureux : se dire que l’enfance, cette inconsolable inconstance, nous amène au Paradis…

qu’on a jamais connu, tant pis

Soyons inconstant une seconde pour éviter l’immonde pour rayonner le monde juste une seconde avant de rêver…. pour l’éternité.

 

 Sal : Ce rêve ne veut rien dire ?!

C’est s’évaporer et oublier le tangible, le geste simple qui crée, qui vibre, qui joue et invite à danser.

Quand est-ce qu’on ne rêve plus ?

 

Rep : Quand le rideau est descendu

Sans dessus dessous

J’ai pas plus

Rends-moi la sève, tires-moi donc le jus

Ne plus rêver c’est s’enrôler, se rendre à la merci de ceux qui nous ont appris à dire Merci

 

Sal : Le merci se politise dans l’économie, la politesse m’emmerde ; je veux donner sans vouloir recevoir, sans dette ni retour, sans ce merci lisse, ces émojis vides, ces absences de rêve.

Rêver, c’est croire l’incroyable, accepter l’inconcevable c’est-à-dire ne pas dire merci et juste accepter les sourires

Le rêve est un incompris qui s’éprend

Qui fait qu’on tourne en rond en volant.

Le rêve vit la nuit, il est un loup garou, un inaccessible qu’on garde de coté, pour ne surtout pas ouvrir cette possibilité.

Moi j’ai envie d’ouvrir les rêves. C’est quoi le risques de les ouvrir ?

 

Rep : Le risque du rêve, c’est d’être humain. C’est croire que la méduse ne te pétrifie pas mais te rend libre.

Rêver c’est risquer que l’illusion démontre la réalité.

Pourquoi ? Comment ? On s’en fout ?!

Si les larmes avaient le gout du sang ?

Si les âmes érodées se dérobaient sous les amants du sang,

Rêver c’est être impoli

Manger du songe, rester au lit,

Si de grâce ce monde s’achève… laissez-vous rêver sans intention, sans satiété

Les points cardinaux sont obsolètes.

 

Sal : Et la carte n’est jamais le territoire,

J’ai peur que mon rêve soit un cauchemar

Quand est ce qu’il le devient ?

 

Rep : Quand ton Italie est une Mafia, quand l’amor fati est un fatras, tu vis ton songe et eux se cabrent, c’est indécent de rêver. Le monde est fait pour s’enterrer ;

Le sol… et si le ré… vé d’un si un peu dièse.

Qui sur le Do jamais ne pèse.

J’aimerai être le songe de moi-même

Le rêve est la flamme qui nous mène au cauchemar

C’est noir,

Ça sent le cafard

Les fonds ténébreux d’une armoire qui s’ouvre sur le vide…L’absence de l’autre.

 Rêver c’est contempler l’univers, rien n’est plus qu’un enfant qui croit que la magie existe…

Tu crois que la magie existe ?

 

Sal : surement pas à part celle des regards et peut-être du cadavre exquis

mais qui va me sembler pénible à lire.

théologie et géométrie
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