musique par le bic obèse
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Ce matin du 18 janvier 2025, le chanteur Pascal Burel, star internationale, a été retrouvé mort assassiné dans sa chambre d'hôtel. Il s'est vidé de son sang après avoir reçu plusieurs coups de couteau.
Outre le chagrin de ses nombreux fans et de sa famille, le monde entier se demande qui a bien pu s'en prendre à cet homme si charismatique à la voix d'or et, surtout, pourquoi. C'est l'incompréhension totale.
On ne lui connaît aucun ennemi et si sa musique n'est pas forcément appréciée de tous, tout le monde s'accorde à dire que c'était le plus doux des hommes. Que ce soit ses musiciens, ses choristes, sa maquilleuse, son épouse, ses enfants, ses amis...
Le monde du spectacle est sous le choc.
Malgré une enquête approfondie, les policiers n'arrivent pas à trouver le moindre mobile pour ce crime odieux et inexplicable. Et sans mobile, difficile de trouver des suspects. Les empreintes ne sont pas exploitables car très nombreuses et inconnues au fichier.
Le personnel et les clients de l'hôtel sont interrogés pendant des heures. Les caméras de surveillance sont visionnées avec attention mais rien n'alerte les policiers.
Le jour des funérailles, nombreux sont les fans venus rendre un dernier hommage à leur idole. Ils vocifèrent en pleurant plusieurs de ses tubes.
Parmi eux, une femme sanglote plus fort que les autres. Elle devient hystérique lorsque la foule entonne "Je te l'avoue". Elle franchit les barrages, saute au-dessus des barrières Nadar et se jette devant le corbillard qui l'évite de justesse.
Les policiers l'arrêtent pensant avoir affaire à une groupie plus frénétique que les autres. Ils l'emmènent aux urgences mais sur le chemin, elle les frappe et les insulte et finit par hurler que c'est elle qui a tué Pascal Burel à cause de cette chanson idiote. Un médecin lui fait une piqûre pour la calmer et après quelques minutes, elle s'apaise mais confirme ses aveux. Elle justifie son geste désespéré en disant que "Je te l'avoue" était leur chanson à son ex et elle. Et qu'il vient de la quitter et qu'elle ne supporte pas cette rupture. La seule solution pour atténuer la douleur était de faire taire le chanteur pour que plus jamais il ne puisse la torturer avec sa musique et cette chanson qui lui rappelle trop son amour perdu.
Les policiers sont tellement abasourdis qu'ils baissent leur garde et elle en profite pour saisir une de leurs armes et se tirer une balle dans la tête.
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musique par le calame rachitique
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Je m’appelle Paul, je suis assis la, simplement à attendre. Le nombre de fois ou dans ma vie, on m’a fait attendre. Tout ce temps que j’ai perdu pour attendre l’autre. J’aurais pu vivre deux fois si je n’avais pas eu attendre l’autre. Et mon esprit divague et s’envole. Tout autour de moi, il y a des sons, des bruits, des murmures que je ne perçois pas. Ou peut-être que si. C’est comme cette sensation étrange d’entendre des choses sans vraiment les comprendre, des sons qui flottent dans l’air et qui, pourtant, veulent nous dire quelque chose. Si je fermais les yeux, je pourrais peut-être les saisir. Mais je ne sais même pas où chercher. Et que dirais les gens autour de moi si je fermais les yeux.
J’entends de la musique à la radio. La musique est partout autour de nous, toujours, mais nous ne posons pas notre conscience systématiquement sur elle. A l’inverse, le plus souvent nous la mettons en plus de quelque chose, à la place ou à côté. La musique, c’est un monde. C’est une langue à part entière. Elle n’est pas faite pour être entendue seulement, elle est faite pour être lue. Oui, lue, comme un livre. Ou un code. Un code qui est là, tout autour, que l’on suit sans vraiment le voir. On nous apprend à l’écouter, à comprendre les harmonies, les rythmes. On nous dit qu’il y a une structure, une logique. Mais personne ne nous dit que cette logique est, à sa manière, aussi absurde que l’idée qu’un autre jour, quelqu’un pourrait, d’une autre manière, l’entendre différemment. Parce que, en fin de compte, on ne fait que transformer le monde qui nous entoure en signes, en symboles. Tout devient codifié. La musique, le bruit, l’air même que l’on respire.
Et je m’interroge souvent. Combien de choses autour de nous existent sans que nous puissions les saisir, les comprendre ? Combien de sons, de vibrations, de nuances ? La musique, par exemple, permet de codifier un simple son. Elle transforme une vibration en un message, elle rend cette vibration compréhensible. Et je me dis alors, en quoi la musique pourrait-elle m’apprendre à voir ce que je n’ai pas encore vu ? Ce que nous ne savons même pas encore qu’il existe. Ce monde invisible autour de nous, tout ce qui est encore là, caché dans des sons que l’on ne distingue pas, dans des couleurs que l’on ne peut percevoir.
C’est fascinant. L’idée que l’humanité a toujours cherché à transformer l’indicible en compréhensible. De l’écriture, à la musique, aux langages complexes des sciences. Chaque fois, on prend quelque chose d’abstrait, on le réduit à un code, à une forme. Chaque note, chaque silence, chaque variation est une tentative d’interpréter le monde, de le rendre plus clair, plus précis. Et je me demande souvent, quelle est la prochaine frontière ? Quelle est la prochaine langue qui n’a pas encore été inventée, et qui, une fois codifiée, nous permettra de comprendre quelque chose que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui ?
Je n’ai pas de réponse, bien sûr. C’est tout un mystère. Et c’est là, dans cette recherche, que je trouve une forme de beauté. Peut-être que je ne saurai jamais ce qu’il en est vraiment, mais cette quête de comprendre, d’interpréter, d’appréhender l’indicible, c’est ce qui me garde éveillé la nuit. Ce qui me pousse à chercher, à écouter chaque son autour de moi comme s’il renfermait un secret. Une promesse.
Le son d’un vent léger dans les arbres. La pluie qui frappe doucement contre la vitre. Un murmure lointain dans une rue. Tout cela pourrait être un langage. Mais tant que nous n’avons pas encore trouvé la clé pour le décrypter, ce monde demeure invisible. Il est là, devant nous, tout près. Et je m’interroge : est-ce que ce monde nous attend, en silence, jusqu’à ce que nous décidions de lui prêter attention, de l’écouter ? Est-ce qu’il est déjà là, prêt à être compris, mais simplement nous ne savons pas comment le lire ?
Peut-être qu’un jour, quelqu’un trouvera la clé. Peut-être que la musique elle-même deviendra une autre porte, une nouvelle possibilité de voir, de comprendre. Peut-être qu’on saura alors lire chaque vibration, chaque instant, comme on lit une partition. Et peut-être qu’à ce moment-là, nous comprendrons enfin toutes les choses que l’humanité a laissées dans l’ombre, des choses que nous ne savions même pas qu’elles existaient. Mais pour cela, il faudra d’abord rêver un peu plus grand, et imaginer des sons que nous n’avons jamais entendus.
En attendant, je continue à écouter. À chercher. À me dire qu’un jour, peut-être, tout ce qui est encore caché se révélera et que je ne serais plus là pour le voir. Ce jour-là, je ne ferais peut-être plus partie de ce moment. De cette découverte. Peut-être qu’un jour, je serai cette découverte. Peut-être qu’en étant plus, je serais différemment. Et cela me rassure dans un sens.
Je regarde l'horloge au mur. Un tic-tac régulier. Un bruit comme un autre, une autre vibration dans ce monde de codes que je me plais à décoder. Mais aujourd’hui, il y a quelque chose d’étrange dans l’air. Une lourdeur, un vide. Je n’ai pas envie de le reconnaître. Je me concentre sur ce tic-tac, comme si je pouvais en déchiffrer le rythme. Mais cette fois, je le sens. Il y a quelque chose qui pèse dans mon ventre, une angoisse sourde qui se mêle à ma respiration. Et je me souviens soudainement du pourquoi de tout cela.
Je suis là, dans cette salle d'attente. Cette salle avec ses murs blancs, son éclairage froid, son silence entrecoupé de murmures et de chaises qui grincement. Je suis là à attendre, encore, sans comprendre pourquoi. Pourquoi je dois être ici, à attendre ce médecin qui va arriver dans quelques minutes pour me dire ce que je sais déjà. Ce que je sens dans mes os. Et pourtant, je rempli ma tête de songes. Je m’évade, je voyage dans la musique, dans les sons, dans ce que pourrait être la prochaine frontière du langage humain, ce monde qui m’échappe et que je cherche à comprendre. Parce qu’ici, dans cette pièce, je sais que tout va changer.
Je sais que ce moment, celui où le médecin va ouvrir la porte, va tout briser. Mais en attendant, j'écoute. Je me noie dans ces réflexions pour repousser l'inévitable. Parce qu'une fois que le médecin aura prononcé ces mots, tout ce que je suis, tout ce que je vois, tout ce que je cherche à comprendre, cela n'aura plus d'importance. Et je me rends compte alors que je suis encore en train de chercher. De coder. De rêver.
Mais il est trop tard. Le tic-tac cesse. La porte s'ouvre.
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musique par le crayon enveloppé
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Il était une fois une petite famille qui vivait dans un village au pied d’une grande montagne. La maison où ils habitaient était petite, faite de bois et de pierres, mais elle était remplie d’amour et de rires.
Dans cette famille, il y avait le papa, qui jouait de la guitare, la maman, qui avait une voix douce comme le vent, et leur fils Léo, qui jouait du tambour avec beaucoup d’énergie. Ils étaient pauvres et n’avaient pas beaucoup d’argent, mais ils avaient un trésor : la musique.
Chaque jour, la famille sortait au village avec leurs instruments. Ils s’installaient près de la fontaine, là où les gens passaient souvent. Le papa commençait à jouer, la maman chantait une chanson joyeuse, et Léo tapait sur son tambour. Très vite, les passants s’arrêtaient pour les écouter.
Les enfants dansaient, les grands souriaient, et parfois même, certains chantaient avec eux. Quand la musique s’arrêtait, les gens leur donnaient quelques pièces. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était suffisant pour acheter du pain, des fruits, et parfois même un petit gâteau.
Un jour, un monsieur très chic s’arrêta pour écouter. Il avait un costume noir et une grande moustache. Quand la famille finit de jouer, il s’approcha et dit :
— Vous avez un talent incroyable ! Pourquoi ne viendriez-vous pas jouer à la grande fête du village ?
La famille était très surprise. Jouer à la grande fête ? Devant tout le monde ? Ils avaient un peu peur, mais ils acceptèrent.
Le jour de la fête, ils montèrent sur la scène. Le papa gratta les cordes de sa guitare, la maman chanta de tout son cœur, et Léo joua de son tambour encore plus fort que d’habitude. Les gens applaudirent tellement fort que la famille ne pouvait pas croire leurs oreilles.
À la fin de la soirée, le maire du village leur donna une petite bourse pleine de pièces pour les remercier. Grâce à cet argent, la famille put réparer leur maison et acheter de nouveaux vêtements. Mais surtout, ils étaient heureux d’avoir partagé leur musique avec tout le village.
Depuis ce jour, la famille continua à jouer, non seulement pour gagner de l’argent, mais aussi pour rendre les gens heureux. Parce que parfois, la plus grande richesse, c’est de voir les sourires qu’on apporte aux autres.
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la classe de musique par le marqueur musclé
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DOrmir est devenu un supplice. À chaque fois que je ferme l’œil, je les entends. Ces voix hurlantes, s’époumonant dans de longs cris d’effroi. Une mélodie macabre qui hante mes nuits. Elle me manque tant. Je me retourne, une, deux, trois, cent fois entre mes draps jusqu’à les agripper et les lancer à travers ma chambre. Chaque minute qui passe me fait plonger davantage dans la folie. Mes oreilles saignent au chant du silence, je ne tiendrai plus longtemps.
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REsister, oui mais comment ? J’ai besoin de m’assourdir de leurs sons suraigus. Voilà déjà trois jours que j’en suis privé. Quelle idée d’avoir accepté de remplacer mon collègue à ce séminaire mortel dénué d’une seule note d’intérêt. Mes deux petites musiciennes m’attendent. Il me tarde de retravailler leurs vocalises. Un soupir, demain la leçon reprendra.
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M’Isoler est la seule façon de me préserver de cette cacophonie incessante. Debout devant le miroir des toilettes, j’asperge mon visage d’eau glacée. Plus que deux heures de cette torture sonore avant de reprendre la route de ma salle de classe. En fermant les yeux, je m’imagine assis au piano face à mes élèves. Je devrai leur faire réviser assidûment leurs gammes car, j’en suis sûr, elles ne l’ont pas fait sans moi. Mais quel professeur n’a jamais dû insister pour que leurs apprentis fassent leurs devoirs ?
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FAbuleuses, c’est ainsi que je les retrouve. Exactement comme je les avais quittées. Elles m’accueillent avec une sérénade de bienvenue chargée de supplications harmonieuses. Trop heureux de les retrouver, je me jette sur elles et embrasse leur cou, ces sublimes boîtes à musique. Je leur chante la douleur de leur absence et leur jure de ne plus jamais les laisser aussi longtemps. La symphonie de leurs sanglots m’envoute, prélude d’un concert grandiose.
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SOLennellement, je m’installe au piano et me chauffe les poignets. Comme à l’accoutumée, mes deux cantatrices se tiennent debout devant moi. L’une d’elle tombe à genoux, m’implorant de ne pas reprendre la leçon. Je me vexe et lui rappelle que c’est elle qui m’avait demandé de lui apprendre à chanter. Quelle ingratitude, ces jeunes ! J’ai sué sang et eau pour leur aménager une salle de classe complètement insonorisée dans ma propre maison, et ce dans l’unique but de leur enseigner les accords les plus purs qu’aucune voix humaine n’ait jamais pu émettre, et c’est ainsi qu’elles me remercient ?
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LA leçon d’aujourd’hui sera donc exemplaire. Elles vont comprendre que si elles souhaitent progresser, elles doivent se donner à cent pour cent. Aller puiser jusque dans les tréfonds de leurs entrailles, même les jours où elles n’en n’ont pas envie. La musique est un art qui se pratique au quotidien et qui ne peut en aucun cas souffrir d’un manque d’assiduité. Avant de me lancer dans mon récital, je vérifie une dernière fois l’état des branchements. Parfait, que le spectacle commence.
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SI les dieux avaient écrit un concerto, il n’aurait jamais été aussi beau. Mes doigts experts dansent sur les touches de mon piano à queue dont chaque corde frappée est un nouveau choc grisant pour mes chanteuses. Mon instrument est unique, conçu rien que pour elles. Les marteaux sont reliés à des câbles électriques auxquels elles sont enchaînées. Plus je monte dans les aigus, plus le courant augmente en intensité, les poussant à des éclats de voix désespérés toujours plus cristallins. Une véritable incantation angélique qui sublime mon requiem.
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DOrmir, enfin. La berceuse émise par les respirations enrouées de mes petits prodiges m’apaise. Leur sommeil est une douce mélopée dont chaque note exsude la beauté, presque autant que le chœur touchant de leurs voix torturées. Je peux enfin me laisser sombrer dans les ténèbres du silence aux cotés de mes virtuoses prisonnières, comme moi, de leur dépendance à la musique.
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music by le pinceau bide-à-bière
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1/ She started it.
She was not the first one. But I fear she'll end up being the last one.
I still remember a time before her. But she's started something new. In me.
I have been confused ever since.
There's no other way. And there should be. I hope there is. I also hope there isn't.
It's the connection that I had with her. That I had never had with anyone else before.
It brings out something instinctive, impulsive, out of control. A need to be there with her.
Because the world suddenly makes sense with her.
Because my world is tainted by her print. Everything has now a new meaning. A meaning that goes automatically through her.
'I bet she'd love this too'
'Can't wait to tell her about this'
She's everywhere.
Places, food, literature, films, series, holidays, people, activities, games, sports. Nothing escapes her influence.
This urge to share an experience of life with someone else.
And the disappointment when I realise that this will never be.
The worst comes with music.
Music is one of those things that tells a lot about people. It transcends mere tastes, and goes intonproper personality traits.
'Sex, drugs, and music' — the only things that can give you an orgasm. The most intimate parts of one's self.
And obviously, I share that with her too…
She's the soundtrack of.. a big chunk? An essential/? Pivotal part? Of my life.
Once you hear it, you can't un-hear it.
To make things worse, she came into my life at the same time as a revived love for music.
After a period of meandering despair, and disinterest in music, I fell back in love with it. And with her.
It started with Wolf Alice. Indie band. Nothing special if only for the singer's impressive voice, and their sound reminiscent of the 90's: (very) soft grunge/punk. Words of friendship, and love which I didn't hesitate to apply to her. My love is cool, simple but versatile and efficient album.
Then there was her own love: Nirvana, Joy Division, Sonic Youth, Yeah Yeah Yeahs.
Now all ruined for me.
'Ruined' = soaked in her memory.
Maps must have been the worst affected — relevant, hopeless, drenched in regrets. I would listen to this song on repeat on the tube back home after seeing her at work.
Add to that: New Order's Temptation & Celebration — inevitably bittersweet and nostalgic, the usual suspects.
Fugazi's I'm So Tired. Which I try to learn on the guitar. For obvious reasons.
She was also my PUP. Band I got into in a very stressful section of this period of my life, for which I held onto her as my main hope of redemption and survival (very unhealthy attitude, I'm aware of that). I couldn't listen to Morbid Stuff for years because of her. I wanted Closure and Sibling Rivalry.
Like with the last two songs, I had I Think Ur A Contra to motivate me to move on from her. It didn't work. And now it's become part of her canon.
She was also my I'm Easy to Find, and Apologises to the Queen Mary for similar reasons as for Morbid Stuff.. At the wrong place, at the wrong time.
She's also some very cliché songs, like LCD Soundsystem's Oh Baby; like for Maps, I feel that anyone who's ever missed someone else would indulged themselves with this track.
She's also things that I still haven't really tried and that I'm now slightly afraid of getting into. Like, The Stranglers, or Talking Heads, since she's already my Golden Brown, and my This Must Be the Place.
She's also stuff that I never had the opportunity to share with her, because it was already over by the time I found those out, but still can't help but attach them to her, since I know they would be hers. Based on Nirvana, she'd also be my Slint, and Pixies, or Turnstiles' MYSTERY — 90's grunge by a 2021's hardcore punk band; one of the purest forms of nostalgia I've ever heard.
She is many more than I can recall.
And despite the unborn state of our relationship, I keep finding sounds that remind me of her.
Every once in a while, I'll stumble upon something else that she means to me. And I'll miss her ever more.
She's omnipresent.
I fear that she's part of me now.
I fear that I left a piece of me with her.
And that as long as she's away from me, I'll never feel fully myself.
There's a chance I'll never feel fully myself again.
I hope not.
She's been here for so long already.
She should have gone a while ago, like the many others before her. But she doesn't go anywhere.
She's resurrected every time Nirvana comes on.
And it's Nirvana, so it'll always come on, sooner or later.
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2/
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I once woke up and there was Arnold Schoenberg's Verklärte Nacht playing. My eyes were closed so that my brain was still under the impression that I was dreaming; or at least, it wasn't able to dissociate reality from sleep-induced mind wanderings. The covers were up to my nose so that I didn't notice the cold winter air. I wiggled around in hope of finding my sleep again, but whatever position I assumed, it was no use, I was going to wake up. I accepted my fate and laid on my back; the only position I was certain couldn't get me to sleep, but would still offer me some kind of comfort, as to provide a slow introduction to the world of the living. Time went by; less than I perceived, as time seems to stretch when you are asleep. After these very few minutes of self-indulged rest, I made the boldest decision of the day, and opened my eyes. I was awake. I took the room in, mostly its ceiling, and I lowered the blanket just below my mouth and exhaled a cloud of vapour: right, it's winter. The need to stay in bed felt stronger than ever. My mind started to race in dire need of an excuse to stay in bed. It succeeded and I reviewed my last sight of the woman I (had?) loved. My pupils dilated, my blood flowed faster, my lungs heaved my chest, and I released a painful sigh. But this sound of sorrow couldn't reach my ears as Schoenberg's melody was still monopolising the airwaves. This is when I realised that I could only hear this melody. No other sound was coming through. I first thought it to be the effect of my brain still loading its awake software; I guessed that's the effect of getting older.
This got me curious enough to drive me out of bed. I threw the blanket to the side, and exposed my naked body to the frozen air: the point of no return to bed. I carefully landed my feet on the glacial laminated floor, lifted my tired body to balance it on my legs; awkwardly, at first. I dragged myself to the window. Opened the curtains. Remembered I was naked, so I pressed my groin against the window sill which arrived luckily just above the waist — in my head, this was enough to avoid attracting any creeping eye. Coming into contact with the damp wall, I felt as if I had touch mould, my first thought was to check if I had indeed done so, then my second was that even if I did, it was too late anyway, and I was having a shower in a minute, so who cares?
As my ears didn't seem to get over the music, as they would if it had been water clogging up my ear canals, I thought, with my half-awake brain, that it simply must be coming from inside the building, creating a noise-cancelling chamber of.. well, noise. I opened the window, still without a sound, and leaned forward hoping to find some respite from my brain's soundtrack. To my disappointment, nothing happened. No change of sound; it was level, all around me. I moved my head around to find an origin to it: to my left, to my right, beneath me, above me. Nothing. It's like the music was omnipresent. Or maybe I wasn't fully awake yet.
I hoped a cold shower would provide a definite answer. Anxiety was slowly building up. Not that the sound was disagreeable, though slightly creepy, but I was starting to think that my greatest fear had finally come true: I had gone mad. Or worse, I was stuck in a dream. One of these dreams in which we are aware that we are in a dream, and try to wake up, except that it is the self within that dreams that tries to wake up from itself, which is an impossible task; counting also on the fact that dreams don't always do things lightly, and that terrifying events could occur at any instant, and I would simply have had to accept them as my reality.
The bathroom being the coldest room in the flat for its ever-open window made me shiver, working against my body's need to relax to let yesterday's dinner's waste out. Then came the morning cold shower, which in winter is a 'turning the hot tap on and shower until the water gets not-cold' shower; works the same. Though this time, I dared to go all the way to just straight cold water, as a last resort to get this music out of my head. In vain. I gave up. Turned the tap off, and grabbed my ever-damp towel which has no time to dry overnight in my humid flat. I thought to myself that the melancholic sound fitted this tableau well; a helpless man unable to get a melody out of his head, while doing his best to dry himself up with a wet towel: a tableau of modern tragedy.
Having accepted my hearing fate, I swallowed a meagre breakfast in my ever-damp bedroom before heading out. I would have lingered on longer, but the cold made me not want to stay there. Though I could have stopped to talk with my flatmates about the noise, communication having never been their forte, and this situation making everything in that area much worse, I gave up on the idea almost as soon as it popped into my mind. Looking back, I admit that some pride must have played a part in that decision.
As a reflex, I put my headphones on as soon as I crossed the threshold of my building. I first felt silly for falling for this instinct, but then thought that it could be an interesting experiment. The noise-cancelling feature seemed to diminish the incoming melody, but it might have only been a placebo effect. I took out my smartphone, held it in my freezing hands, and proceeded to select the loudest and most violent piece of music I owned: The Dillinger Escape Plan was an easy choice; Fix Your Face, a safe value in terms of loudness, played.. to deaf ears. I carefully increased the volume in case Schoenberg decided to leave me alone all of a sudden. My finger reached the edge of phone, and with this the volume was at its maximum, and TDEP was out of sight.. hearing.
I removed the headphones, disappointed and amused. Something was really going on, or this might be the most realistic dream I had ever lived through. I turned right and headed down the road in the direction of London's touristic centre, to see whether other people were also affected by this, or I might actually have gone crazy. Plus, if I wasn't the only one in this, I thought I could have a little fun seeing how the common people were dealing with this situation. It didn't take long. At the corner of the street, there was already a car that had rear-ended another one. Probably didn't hear it coming.. The beer-bellied driver of the second car was shouting silently at the frail lady driving the first one as if she didn't speak English. The beauty of witnessing to which length some will go to deny that anything is wrong with them. They can't hear anything themselves, but that's not the problem: others are the problem. Always.
I moved past them; the entertaining nature of such pictures is often short-lived as the argument gets stuck in first gear; plus without the sound on, it's hard to stay invested. I turned on Torriano Avenue; an avenue just in name, as a one-way/one-lane road, that isn't that frequented, if only for its two sole centre of interest: a pub and a school. I went by the first one, Rose & Crown. This one would have still been closed at this time if it hadn't been a Friday, though I don't exactly know why they open earlier; Thursday evening being the national night out time, you'd think that they'd open even later on Fridays. Anyway. I saw its first and only customers sitting at a garden table outside, laughing their arses off, with a full glass and an empty one each. Their apparent mutual understanding caught my attention, I slowed down when I reached their level, as a staff member came out of the pub to collect their empty glasses. She caught my inquisitive gaze, and replied with a shrug and a smile, confirming that they were not actually hearing each other, because neither was she, but they were probably too drunk from the night before to even notice it. I smiled back empathetically, and went on my way again.
A few steps later, I thought about the fact that I could have asked her about her experience of this strange sound that seems to affect everyone, but admitted that the scars of my teenage anxiety had ingrained the reflex of not disturbing someone working, unless I needed help that was within the range of their functions — it's strange, but it made sense to me. I don't like bothering people when they are working, as I feel they already have to put up with a job that most of them don't really like, so having to deal with irrelevant queries, especially when you have to keep a professional demeanour, can be over the top for some. Finally, add that to this permanent headache..
I reached the school down the road, where it was already home time. Parents had secured their ultimate positions outside the gates to get their kids as swiftly as possible so as not to catch the eye of a teacher who would want to have an unwanted chat with them. The scene felt out of this world, as the kids ran out of the building, mouths wide open, and no sound coming out. A blessing. I manoeuvred through the battlefield between the incoming bullets half my size on one side, and their targets on the other. But I took time to appreciate the beauty of innocence, and their seemingly bottomless source of joy, and of energy. The little ones who were not directly picked up by their owners had come up with a game where they would scream as loud as they could — I assumed, by the sight of their bellies slowly caving in — in each others' ears to test the limits of the ubiquitous melody. I cracked a smile at their carelessness, but not without wondering how they'd feel the next day, or whenever the music would have finally stopped, and they'd have realised that they'd also lost their voice. I let that thought flow over me, and turned right at the end of the avenue.
I was now walking down Camden Road; a road named unsurprisingly for leading to Camden Town. I gazed around me: from running from one doorstep to another or people in shops windows trying their best to buy goods with their improvised sign language at street level, to the ones barricaded in their flats above them, looking down warily and waiting for the pending riots to start off. I considered this seriously for a moment, and then figured that I'd probably be safe in such event; I'm fairly young, and healthy, I could defend myself, or run away without too much trouble, but most importantly I've got nothing of value that they couldn't steal from a store more easily.
I let the slight slope of the road carry me further down towards the centre of Camden Town, and passed by Cantelowes Park; it was empty but for a pair of free spirits baking under the winter sunset light. They might have had the right idea there. If this was the end of the world, what else to do but to enjoy it to its fullest? Though I would feel slightly uneasy to close my eyes in public when my hearing was already out of service; my faith in humanity is not that strong. And with that soundtrack, it's a tragedy waiting to happen.
I continued my way downhill, and it seemed for a moment that I had reached the limits of the human mind's creativity; more of the same appeared: fear and madness waltzing together. The occasional car and motorcycle would dash down the road in what could only appear as a suicidal attempt given the circumstances.. that, or again, intoxication. The violins warned me of the looming doom every time another vehicle engaged in this road. Here and there were the leftovers of previous drivers who fell in their attempt to escape their own madness.
At times, I would let my mind wander and appreciate the cursed music. No one can be immune to the addictive effect of repetition; I thought to myself that Schoenberg's piece was getting to my head.. I smiled at that stupid joke. My self-awareness somehow didn't kick in immediately, probably the comforting effect of the noise chamber. I was starting to guess the next section, anticipating its lighter notes, while getting myself ready for the inevitable return to the hammering melancholic initial tune. For a moment, I let my mind float along with that musical fever dream.
As I reached the fork at Camden Town tube station, the mood changed immediately. I had suddenly gone through the looking glass, and found the true depiction of human hysteria. The uncanny resemblance to a scene straight out of Fury Road sent shiver to my spine. It's one thing to observe madness from afar, it's another when you realise that you've just stepped right into its lair. People were looting. Fighting. Desecrating every corner of ever street — though that was fairly average in Camden Town. Some were quivering lying in the middle of the street, screaming their lungs out in total silence; electric scooter swinging by them by one hair's breadth. A middle-aged black man was pacing up and down the pedestrian square — triangle — of the fork; he was wearing a tuxedo, and was wearing a large sign saying: "HEAR THE VOICE OF JESUS CHRIST AND PRAY FOR YOUR SALVATION". He ran to every person passing remotely close to him, grabbed them dragged them with him onto their knees, tears running down his face turned to the sky, as they struggled to get free of him. The occasional scooter rider would throw rubbish at him; and let out a muted laughter. I edged stealthily along the side of the pavement, to avoid attracting his gaze, but kept going back to him out of fascination and dread. The scooters closed in on him, and as the violins suddenly burst back in, they jumped on him like a pack of wolves on a lost fawn. It stopped me in my escape; I looked around to see if anybody else had noticed this, but the cacophony was left unfazed. The huddle eventually dispersed leaving the motionless body of the preacher on the ground behind. I decided that this was good enough of a sign to make myself scarce, and took a lateral, and much less crowded, route to go on my way.
I kept on heading South, but now with a reluctant feeling starting to build up inside me. I was reconsidering this decision of wandering in this mute wasteland. But having nowhere else to go, and nothing else to do — considering how numbing this affliction was getting, I proceeded but not without an extra care whenever someone else crossed my path. I sticked to the London safety etiquette of 'looking like I knew where I was going' so that no one would find me an easy target.
The junction with Euston Road was surprisingly empty. There was, as before, signs of previous scuffles between cars, but nothing more exciting than what you could have found at the same spot if it were a Sunday morning. Reaching the edge of the road, I looked both ways before crossing, not because there was no sound to help me identify incoming cars in this new lawless state, but simply because this was London, so you're never too prudent. On the opposite bank of the four-lane intersection, I caught the sight of another loner, a young woman going North. We both stopped for a beat and stared at each other. I instinctively stepped forward with the intention of meeting her on the other side, but stopped myself when I remembered where I was. I looked both ways for incoming vehicles, then returned my gaze on her, only to see that she had done the same. We smiled at each other. A moment passed. I couldn't have said how long. Then she signed something to me in BSL. I motioned that I didn't understand her by showing that I couldn't hear anything, then realised that that's not how BSL worked. She laughed. I smiled. A soothing thought came to me; she must have had no clue about what was happening around. Then a sad thought replaced it: she must have had no clue about what was happening.. I was trying to think of a way to let her know, to do something, anything to keep her a bit longer. But she smiled and waved at me before going on her way. I watched her go, making sure she had crossed the remaining two lanes safely before deciding that there was no longer a reason for me to stick around.
As my mind busied itself with a new source of rumination, my body instinctively drifted towards Tottenham Court Road, the semi-touristy/lesser-known perpendicular sister to Oxford Street. I had been down that road so many times before, it had become my main gate to events I was attending anywhere below King's Cross. The road was much similar to what I had seen before, though to a lesser degree of recklessness. All stores were open despite the unusual situation; only the Odeon cinema was closed, which made sense.. Though a couple was staring through the glass doors trying to see inside the darken place for a sign of life, but nothing satisfied them. They looked at each other, then back inside the cinema. They did that another couple of times before staring at their confused reflection: tourists. Since this wasn't the first time I had seen this, I didn't wait to see the end of it.
I was now edging the junction with Oxford Street. I could already see the colossal digital screen outside the Outernet London building; its familiarly silent videos display fitted the atmosphere, like an icon of the ailment currently affecting the human condition. The streets were much emptier than usual, but some people seemed to have adapted quite quickly to the new normal, and went about their day as expressionless as on any other day; some even wearing headphones, whether they were completely oblivious to the situation, or their pride wanted them to rise above this hardship.
The turquoise neon sign above my head contrasting with the dark 4pm winter night sky caught my attention; a pale souvenir of misery. With time, its effects had worn out, but I still hadn't taken the step to cross its threshold after over four years. I knew that there was nothing left inside for me.. And then, I changed my mind about it. This music must have really done my head in that I was now losing it for good. I had decided to go in, and find her. On any other day, I would have thought this to be a terrible decision, but then, this wasn't any other day. I argued to myself that in times of affliction people tend forget their grudges, and rather embrace whatever support they can get; especially from people they know. Equipped with this armchair psychology logic, I went in.
Winter time being also known as virus spreading time, I used that excuse to cover the bottom half of my face with my scarf. One of the few advantages of COVID was the normalisation of face covers; you could move around public spaces more or less incognito without looking shady or like a weirdo. Add that to the soundproof music, I felt like a shadow meandering in the kingdom of the livings. I recognised many of the staff members, and so avoided their gaze, and turned my back to them at the closest clothes rack whenever I sensed a coming crossing of paths. Luckily, the store had always had a reputation of feeling like a souk, even in non-crazy times, blending in the crowd wasn't that hard. I saw customers shouting emptily at staff members, but that wasn't such an unusual scene here to begin with. This place almost felt like a sanctuary that had been spared by the cataclysm. That being said, my insecurities were playing up to eleven, and I feared an unwanted encounter at every turn; even Schoenberg's feverish tune wasn't strong enough to make me let my guard down in such a hostile territory.
I went to the basement level: my workplace for three agonising years — mostly the second half of those three years were agonising, to be fully honest. I was in the dragon's lair. The said dragon wasn't her, but rather my feelings for her. I knew that seeing her would force me to act about them in one way or another. And I hadn't been able to get myself to do it so far. Why did I think I could have done it now? I started to regret my choice. I went up the small flight of stairs leading to her section. My heart pounding harder than ever. And I now realised that the sound cover was not only to my benefit, but could also be used against me: I could sense anyone coming near me but with my eyesight only. I took the smallish section in with a quick gaze around. Nothing. She wasn't there. Thoughts rushed through my head: Lunch time? Break? Customer query? Till cover? Where was she? Why was I here? I had no reason to be here if she wasn't. Was she ill? Had she left? Had she found another job? Moved on? Fear struck me. Losing her memory was somehow worse than facing her.
As a former colleague headed towards me, I slid away from the main corridor and into the shelves area. I look both ways, almost spinning around on myself to cover as much visual ground as I could. I had fallen into my own trap, and created my worst nightmare. I used a mirror on a large pillar to check that the way was clear so that I could run to the nearest exit as fast as possible without raising suspicion. I knew I was near the large staircase that no one used because of the escalators' proximity. I waited for the right occasion to make my move. I drifted in the direction of the staircase, edging the wall down the few steps I had taken a moment before. I looked back to see if anyone had seen me, and there she was: the woman I (had?) loved. She didn't see me. I was struck down on the spot. Overflowed with emotions. With choices to make. So many options of action, overthinking which one would be the best, resulting in no doing anything ultimately.
She was different. Her hair, no longer dyed, had resumed its common, but nonetheless beautiful, natural brunette hue. She seemed to have put on some weight from her showing jowls. Maybe it was age; 32, but still, I started showing wrinkles myself . Maybe my mind had held onto an idealised and inaccurate version of her. She seemed annoyed. This line of work had never been fun to anyone, but again. Had she always been like this? She had changed. Maybe I had too. The anxiety-inducing violin crescendo reared its head once again; tension instinctively rose up in me. She was still oblivious to my presence. I wanted to make a step in her direction, but something was holding me back; however, it wasn't anxiety anymore, it was indifference. This reaction surprised me. And even more the sensation of relief that immediately followed: I was at peace with myself about her. Finally, I had accepted the obvious reality that had been there all along, but that I had been denying myself out of fear and hope. I was now done with her.
A new sensation rose up in me; a familiar, if only odd, one. A state of panic emerged, my body was on high alert, my vision got slightly blurred, my ears rang so loud as I could barely perceive the melody anymore, I started shaking lightly. As my body was failing me, I ploughed through and made my way unsteadily towards the exit. The sensation didn't seem to want to leave me as I emerged in the street, without a look back. I staggered towards a lamp post, and reached out with my hand to grab it, as the sensation stopped at once. I breathed out a heavy sigh. The self-soothing sound of it calmed me down, as I realised that I had heard that sound. As my ears recuperated, other sounds surfaced: the store's loop music; the cars, the rickshaws' awful over-processed tunes blaring out. But what stood out was that, for a second, every passer-by stopped at the shared relief from the cursed melody; they looked at each other, and burst out screaming at each other with glee. My solitary nature didn't resist to urge to smile at the scene; however, not being a huge fan of collective public experiences, I slowly made my way back home into the night. As I walked up Tottenham Court Road, I automatically reached into my backpack to grab my headphones, turned them on, and pressed play. Fix Your Face, the last played song, burst into my ears at full volume, almost giving me a heart attack; I had forgotten to turn the volume back down.
What does it feel having music colouring the world around you? It feels safe when it should be concerning. The music blocks all potential negative sounds as a sort of blanket of noise making everything silent, like when snow falls at night everything becomes silent. The cars slow down, people's steps are muffled; plus it's night, and cold therefore people are more likely to stay home or not to stay out too long. It deters unnecessary noises/interactions. It humbles people, as everyone becomes less able, and so needs some adaptation, and therefore some patience from each other. They become helpless and therefore need help.
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musique par la plume boulimique
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"Musique"
La chanson de France Gall revisitée
Laisser dans ce monde insolite
Mes enfants partir chez leur papa
Je n'aime pas ça
Je dois faire taire ma panique
De ne pas les avoir avec moi
Si loin de moi
Musique
Et que chacun se mette à chanter
Et que chacun puisse être câliné
Chacun tout contre l'autre serré
Chacun de vous trois me manquez
Et je chante cette
Musique
Que mes enfants se r’mettent à jouer
Que mon salon soit désordonné
Et laissez-moi encore me fâcher
Laissez-moi aller les récupérer
Et je chante cette
Musique
On est trop faibles pour se séparer
On est trop seuls pour se diviser
On est trop mal sans se câliner
On est trop rien pour se dissocier
Et je chante cette
Musique
Quand le silence emplit la maison
Je chante fort cette chanson
Et je fredonne pour combler l'absence
Mais rien ne remplace votre présence
Un deux trois gosses
Musique
Triste, triste, triste, triste, triste musique
Triste, triste, triste, triste, triste musique
Triste, triste, triste, triste, triste musique
Triste, triste musique
Et je chante cette
Musique
Et que chacun se mette à chanter
Et que chacun puisse être câliné
Chacun tout contre l'autre serré
Chacun de vous trois me manquez
Et je chante cette
Musique
On est trop faibles pour se séparer
On est trop seuls pour se diviser
On est trop mal sans se câliner
On est trop rien pour se dissocier
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musique par le stylo au régime
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1. Quand est ce que les sons deviennent musique ?
L’éveil se remplit de petits cris, les voitures passent et les oiseaux filent, le matin chante en rythme.
J’entends les pas du voisin, à la recherche de je ne sais quoi ; si la nuit n’en finit plus. Je mets du temps à m’élever. Je ne peux rester aliter alors je me soulève à la recherche de café. L’aurore ébruite l’insomnie. Les bruits du parquet m’invitent à danser, leurs craquements claquent à chaque pointe pas. Le son du bois me met à bas. Je devrais acheter un tapis. J’allume la machine elle me dit qu’elle s’illumine, le gain se mout dans un vrombissement doux amer. Un peu gênant, un peu terme. La pression monte et s’écoule en plusieurs goutes, des filaments, le silence m’invite à le déguster. Le cliquetis de la tasse se dépose sur la table.
Je vais dehors et les pensées s’affaissent dans la brume, la sérénité retentit, les silences ne font pas le même bruit : l’automne sonne : les trilles des passereaux se logent en moi, le vent s’exclame, dans une forme de plainte ; il porte les ailes des oies pour migrer au loin, ou des bernaches du canada, peut-être ? Une bourrasque souffle pour s’éprendre et faire rire les feuilles volantes. On est à Walibi ici.
Ce matin je suis à l’extérieur de moi.
Il me faut du temps pour prendre conscience de mon existence. Pour me mettre en mouvement, je préfère attendre. A moitié crevé, je songe au thème du merle enchanteur.
Musique
J’envie de parler des musiques tristes, parce que chez moi, elle n’est pas juste un simple mouvement mais une tendance, une tonalité latente, une constante à ma portée, une nuance qui me fera toujours lire sous ce prisme mes partitions notant un certain charme par moment, une lourdeur lente et reposant dans d’autre mouvement.
Mais aujourd’hui j’ai envie de faire différent. Parce que mes relations sont dans la distinction et j’apprends avec leur partition que nos concerts peuvent amener beaucoup de tension, agréable lorsqu’elles s’harmonisent en jazz.
Derrière cette pensée un brin élitise, un trille s’invite en nuance
Quand est ce que les sons deviennent musiques ?
Quand les rires frétillent les zygomatiques
Quand leurs blagues me prennent à la gorge
Quand ses regards me prennent aux tripes et s’entrecroisent audacieusement, où on se mordille avec les yeux
Quand la tendresse s’égare dans des onomatopées exquises de plaisir, mais aussi le frisson surprenant d’une caresse dansante
Quand la nuit, je t’entends claquer des dents et les ponctuations rêvées d’un sommeil reposant
Quand le matin, tu te brosses les dents
Quand la douleur gémit dans l’effort du sport
Quand ton souffle s’accélère aux secousses de nos frottements
Quand ton cri signe ta réussite
Quand mes larmes ébruitent ton soutien
Quand ton ventre joue de ses gazouillis
Quand ton crayon crisse à la prise de note
Quand ta joie s’éclate dans ta voix
Quand tes remarques tonnent mes préjugés
Quand tes talons claquent de colère
Quand tes exaspérations fredonnent
Quand nos engueulades sonnent l’attente de notre relation
Quand ta flemme résonne
Quand ton flash enregistre l’image
Quand tes braises crépitent sur mes mains
Quand la tension sonne jazz et met du temps à se mettre au diapason
Quand le débat oublie l’art d’avoir toujours raison
Quand tes moqueries nuancent mon mal-être
Quand nos moments chantent la joie d’être
Quand on joue comme des gosses en étant surpris d’entendre le timbre de nos voix chancelantes
Quand le bruit est la base de nos chansons
Quand les silences imposent le soulagement
Quand tes relations chantent comme des oiseaux
Quand les questions ne trouvent pas de réponse
Quand ton expiration souffle musette
Quand ton inspiration tonne le désir
Quand nos gênes s’affaissent
Quand son rire hurle comme une truie
Quand le merle fredonne en dansant
Quand les verres resonnent nos folies
Quand la musique devient partage
Par le regard, nos corps s’apprivoisent sans honte ni glas
Quand les cacahuètes craquent, dans les éclats des gourmandises, beaucoup trop sucrée pour moi
Quand tu tournes les pages, avec des cris de joie
Quand le beau sort de ta bouche dans sa plus grande simplicité
Quand tes plaintes cognent sur ces pseudo chemins
Quand les rougeurs nous parcellent
et démontrent l’incertain
Quand le post-it se décolle
Et la fatigue te rend folle
Quand tu râles de faire la vaisselle
Quand le deuil de mes larmes scratchent en échouant d’inscrire mes bruits intérieurs
Quand le silence m’aspire
Et le vide m’inspire
Avec une douce musique syncopée dans ma tête,
Wait for a moment, décroche un sourire larmoyant
de nuances sensibles
Quand mes souvenirs se transforment en esthète
Quand nos discussions me prennent la tête
Quand mon amour explose face à un cadeau
Quand je m’enivre de tes sons
Quand sa peau frotte sur la bar
Quand nos paroles me font oublier mes maux
Quand mon cœur s’emballe au contact de ta peau
Quand la pluie évacue mes flots
On ne fait que chanté, même en pensée, quand je lis, je veux entendre mes cordes aux sons des émotions, les vocalises des débats endiablé.
Tout n’est que son autour de moi, et si j’y prête l’oreille, ces sons deviennent chant et puis chansons quand ils sont accompagnés d’un ensemble, des personnes, mais pour ça il faut s’entendre, s’écouter, se sonner et se réso(n)ner.
Quand est ce que les sons deviennent musiques ?
Quand j’apprends à tendre l’oreille à tous les tics des êtres que j’aime
Une vie sans musique serait une erreur. Il suffit d’écouter comment les autres résonnent à l’intérieur comme à l’extérieur.
Quand est ce que les sons deviennent musiques ?
Quand ils s’inscrivent dans ma vie, dans ma volière car tous ces sons sont des oiseaux, des passereaux, des relations aviaires que j’aimerais toujours pour leurs chants libertaires.
Et vous, quand est ce que vos sons deviennent musiques ?
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2. Harmonie Chaotique
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Chère Harmonie
Chez moi la tristesse n’est pas juste un état mais une tonalité ambiante qui arrive sans rien dire, au creux des reins, avec les mains qui tremble.
Voilà, j’ai pris le temps de me décider, je ne savais comment le dire, alors je me cache derrière un écrit, comme un lâche, comme le poète maudit.
Ce sera peut-être plus facile d’y trouver du courage dans ce charme impénétrable des artistes torturés.
Bon je vais la fermer
Je ne sais pas par où commencer
Je vais donc improviser.
Bien sûr, je sais ce que j’aime chez toi
Tes sourires, ces yeux verts paillonnants, cette manière de rebondir à chaque pas, tu pétilles en dansant. Je ne savais pas qu’on pouvait être autant d’oiseau à la fois, et je t’avoue que tu voleras dans ma volière pendant longtemps avec ton humour noir et ta manière d’être ponctué de rire à chaque lecture de vie vibre en moi. Tes moments de folies qui s’incarnent dans la peinture, à chaque coup de pinceau, ta frustration que tu gères en cassant les choses, ta colère qui te fait refaire le monde, ta danse pour aller manger, ta détermination à jouer, tes plaisirs à déguster le sucré
Tes moments d’impulsivité qui m’ont fait danser dans des folies partagées, dans des insomnies régalées
Je te vois encore me faire une œuvre d’art contemporain in vivo, où ton corps me paraissait encore plus beau, encore plus doux, sublimé comme tu le sais faire par le contexte sensoriel.
J’aime aussi ton soutien, nos engueulades, tes sauts d’humeur et tes émerveillements cadencés d’onomatopées tantôt discrètes, tantôt grandiloquentes ; une espèce de partition musicale qui me fait vibrer aux sons des souvenirs ; Ces mystères qui réenchantent mes incertitudes. Car oui, pour toi les autoportraits sont toujours un peu fallacieux, et ta morale de l’ambiguïté fait que tu resteras cette énigme à découvrir encore et encore.
Une énigme sublime
Mais aimer ne suffit pas, il faut savoir quoi en faire
Je dois t’avouer quelque chose, une crainte, une peur
En fait j’ai complètement les chetons, de la stabilité, de cette vie calme qu’on s’apprête à vivre, celle que je fantasme, celle qui ne viendra pas :
Avec le chien, avec les enfants, avec l’embarras, l’ennui d’un stress quotidien, ces contraintes voulues, cette baraque qu’on s’imagine acheter, qu’on s’imagine s’approprier.
Je sais que les enfants et la famille c’est tout sauf de la stabilité.
Et je sais que comme d’habitude, je ne suis pas claire et sans doute infidèle à mes pensées
Donc je vais tenter de l’être même si cette absence de clarté risque de se manifester
Ce qui me fait le plus peur, c’est moi :
Et mon incapacité à être fiable, De cet attrait pour le désordre et j’ai beau être ton chaotique bon
Il y a quand même le terme Chaos
Alors oui tu vas encore me dire que je ne comprends rien., que je me raconte des histoires fausses que ces adjectifs, ces termes, ce sont les autres qui doivent les mettre, comme ces étiquettes qui me collent à la peau. Mais, on sait tous les deux qu’on est un conglomérat de déterminismes sociaux. Et j’ai beau savoir mes privilèges, ça n’empêche pas de faire de la merdre. Et ça va arriver et d’une certaine manière c’est déjà arrivé parce que j’écris cette lettre ; Tu m’as toujours montré que j’avais faux, en tout cas que le juste est parfois mieux que le vrai.
Mais parfois, il ne suffit pas aimer, il faut savoir aussi quoi en faire.
C’est pour éviter un nouveau désastre qu’il est tant que je me taise.
Et mettre un terme à tout ça en fuyant comme d’hab. en me faisant la belle
Pardon pour ça.
Je t’aime
Cher Désordre,
Merci pour la lettre ?! Tu as toujours l’art de m’agacer, à faire ton poète, ton plaignant insignifiant pour pas dire ouin ouin ?! Avec cette manière de te mettre en scène. Tu es un peu une drama queen, un mec histrionique mais je t’avoue que j’ai aimé ça… sans faire ma cynique féministe (bordel ?! ce type au bar j’aurai dû le tabasser !!!). J’ai aimé nos moments partagés. Je vais pas te convaincre de rester parce que je vais être honnête je suis fatigué de la situation. Tu es un champion pour te prendre la tête. C’est intense c’est beau mais tellement épuisant, ton complexe amène du compliqué. En fait, tu me saoules... La politique de la terre brulée ne sert à rien, surtout quand tu es d’humeur pluvieuse. Ne te fous pas en l’air, désordre, il y a mieux à faire.
Si tu veux te pendre fais-le avec tes larmes au saule pleurer.
Merci d’avoir soutenu l’écume de mes jours et d’avoir doucement découvert et gouter celle de mes nuits où ne pas dormir a été du plaisir, doux, tendre, intense.
Je t’avoue que j’ai aimé notre bordel provoqué, les papillons dans le ventre, les vrilles en sourires, nos découvertes artistiques, nos moments gustatifs où ton flegme se distillaient aux furs et à mesure de nos regards, j’ai aimé qu’on s’use de nos caresses, même si tu as déconné, c’est vrai comme tout le temps mais tu déconnes aussi dans ta tête. Je suis épuisé de venir te chercher, de te rassurer, même si ton désordre m’a cajolé. Tu vas sans doute en faire de trop, tu en fais toujours de trop mais ça aussi j’ai aimé.
Par contre, j’ai besoin d’harmonie, et ça va se voir sur ma tête. Mon visage se fermera, c’est ce qui va m’aidé à moins penser à toi ou pas. Je sais, tu vas pleurer, mais tu pleures déjà tout le temps. Ce n’est plus à moi à prendre soin de toi surtout après ce que tu m’écris là.
Fais-toi la belle, tu l’as déjà fait au moins deux fois. Parce que oui, je me suis senti belle avec toi. Oui le male hégémonique sourira. Et la féministe t’enverra son doigt pour te montrer son désarroi.
Moi aussi je peux être une poétesse ?!
Oui je sais que tu as du mal à te taire mais moi je t’assure que je vais le faire. Et tous les silences ne font pas le même bruit. Peut-être que je repenserais à toi, peut-être pas, peut-être que je t’oublierai mais peut-être pas peut-être que la colère va m’aider à rester harmonieuse ; car même si nos dissonances ont amené des tensions belles, comme un accord de jazz joué de concert, je vais devoir me faire aussi la belle. Maintenant il faut que cela cesse. J’espère que la tristesse de cette nouvelle ne t’empêchera pas de vivre d’autres bordels.
N’oublie pas que sans pluie, il n’y a pas d’arc en ciel.
Je t’aime.
Harmonie.
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musique par le surligneur mastoc
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