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miroir  par le compsognathus cacophonique

 

Percer un bouton devant son miroir ;

Ma réflexion prend une teinte de désespoir.

Un corps ne peut expulser que ce qu’il contient.

Il apparaît être de poison dont regorge le mien.

 

Le sang éjaculé sur les contours de mon image

A fait ressortir la grimace cruelle qui me dévisage.

Ce souvenir que j’ai tenté en vain d’éradiquer me hante,

Me rappelant à chaque instant de sa promesse d’une mort sombre et lente.

 

Une main décidée se dresse prête à fondre sur mon portrait comme sur [une proie

Pour effacer l’immondice incurable qui s’est jadis abattue sur moi.

Hélas, ce geste, bien que familier, est aussi pathétique qu’il est insensé :

Qui n’a jamais eu l’instinct de soulager un regard distrait d’un instantané ?

 

L’élan se dissipe ; le geste se fatigue ; la colère se noie dans des simagrées [placides

Mon cœur rate une mesure, et le monde autour de moi entre dans une  [circonvolution rapide.

Ma vision s’assombrit ; à la fenêtre, le ciel perd de sa lueur, et ma pensée [s’éclaircit.

Mon corps s’alourdit ; peu à peu, je réalise le poids de ma rancœur, et mon [reflet me sourit.

théologie et géométrie
© 2021 un peu quatre

art par SamD et kiwi vert

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